I. Qui peut en bénéficier et quelles aides en 2025 ?
S’occuper d’un proche âgé ou en perte d’autonomie demande du temps et de l’énergie. Cette présence quotidienne peut aussi peser sur la santé et l’équilibre personnel de l’aidant. Le droit au répit permet aux proches aidants de souffler. Pendant leur absence, un professionnel peut prendre le relais auprès de la personne aidée. Ce dispositif vise ainsi à prévenir l’épuisement des aidants. Il permet également de maintenir un accompagnement adapté auprès de leur proche.
Plusieurs solutions existent selon la situation : intervention à domicile, accueil de jour ou hébergement temporaire.
II. Comment définir le droit au répit ?
La loi d’adaptation de la société au vieillissement de 2015 a créé le droit au répit. Son objectif est simple : permettre aux proches aidants de prendre du repos.cL’aidant peut ainsi s’absenter quelques heures ou plusieurs jours. Pendant ce temps, un professionnel accompagne la personne en perte d’autonomie. Le relais peut prendre plusieurs formes :
- une intervention d’un professionnel qualifié au domicile ;
- un accueil de jour ;
- un hébergement temporaire dans une structure adaptée.
Le droit au répit s’inscrit notamment dans le cadre de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie). Le conseil départemental intervient dans sa mise en œuvre. Ce dispositif aide à prévenir l’épuisement physique et psychologique des proches aidants. Il reconnaît aussi leur rôle essentiel dans le maintien à domicile.
III. Quel changement avec le décret du 19 août 2025 ?
Le décret du 19 août 2025 ne crée pas un nouveau droit : il renforce et modernise le droit au répit existant, afin de le rendre plus simple, plus ouvert et plus efficace pour les aidants familiaux. Jusqu’à présent, le droit au répit, créé en 2015, restait peu connu et parfois difficile à mobiliser. Ce nouveau texte vise à le rendre plus accessible à toutes les familles concernées par la perte d’autonomie d’un proche.
A. Des démarches simplifiées et un accès facilité
Fini les parcours administratifs complexes ! Les demandes peuvent désormais être effectuées plus simplement, en ligne via un portail numérique départemental dédié aux aidants, ou directement auprès du CCAS (Centre communal d’action sociale). L’objectif est clair : faciliter l’accès à ce droit, réduire les délais et permettre à chaque aidant de bénéficier d’un accompagnement sans attendre.
B. Un soutien élargi et mieux reconnu
Le décret élargit la définition de l’aidant familial. Désormais, les conjoints, enfants, amis proches, voisins ou toute personne non professionnelle apportant une aide régulière peuvent en bénéficier. Cette reconnaissance marque une évolution majeure : le droit au répit n’est plus réservé aux seuls membres de la famille immédiate, mais à toute personne investie auprès d’un proche dépendant.
Parallèlement, le financement du droit au répit a été revalorisé pour mieux couvrir les dépenses liées au relais de l’aidant : accueil temporaire, hébergement de courte durée ou intervention à domicile. Une avancée concrète pour prévenir l’épuisement et soutenir durablement les aidants.
C. Une coordination renforcée entre les acteurs de terrain
Le texte encourage une coopération plus fluide entre les conseils départementaux, les services d’aide à domicile et les structures d’accompagnement des aidants comme Actiomservice. L’objectif : offrir un parcours simplifié et cohérent, où l’aidant est mieux orienté et accompagné à chaque étape, sans avoir à multiplier les démarches ni les interlocuteurs.

IV. Comment en bénéficier concrètement ?
Pour bénéficier du droit au répit, la personne aidée doit d’abord être bénéficiaire de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie). Ce dispositif est intégré à son plan d’aide personnalisé, élaboré par le conseil départemental. L’aidant peut ensuite solliciter une période de répit lorsqu’il ressent le besoin de souffler, de se reposer ou de s’absenter temporairement. Pendant ce temps, un relais professionnel est mis en place afin d’assurer la continuité de l’accompagnement, à domicile ou en établissement temporaire (accueil de jour, hébergement de courte durée, etc.). Des structures d’aide à domicile, comme Actiomservice, peuvent accompagner les familles dans l’organisation de ce relais, selon le rythme et les besoins de chacun. Cela peut aller de quelques heures par jour, à une présence de nuit, ou même un accompagnement continu 24h/24, le temps que l’aidant puisse réellement souffler et se ressourcer.
N’hésitez pas à nous contacter pour échanger sur votre situation : nos équipes sauront vous écouter, vous conseiller et trouver la solution d’accompagnement la plus adaptée, en toute confiance et bienveillance.






