L’épigénétique est une discipline de la biologie qui étudie les mécanismes capables de modifier l’activité de nos gènes sans changer la séquence de notre ADN. Certaines de ces modifications peuvent être maintenues lors des divisions cellulaires. Contrairement aux mutations génétiques, de nombreuses modifications épigénétiques sont également réversibles. L’épigénétique permet ainsi de mieux comprendre les interactions complexes qui existent entre notre patrimoine génétique, notre environnement et certains aspects de notre mode de vie.
Pour approfondir cette notion, l’Inserm propose un dossier consacré à l’épigénétique :
https://www.inserm.fr/dossier/epigenetique/
Joël de Rosnay a également participé à la vulgarisation de l’épigénétique auprès du grand public, notamment à travers ses conférences et ses interventions.
I. Qu’est-ce que l’épigénétique et comment agit-elle sur nos gènes ?
Pour comprendre simplement l’épigénétique, il faut commencer par notre ADN, qui contient notre information génétique.
Cependant, posséder un gène ne signifie pas que celui-ci s’exprime constamment de la même manière.L’épigénétique participe notamment à la régulation de l’activité de nos gènes. Selon les cellules et leur environnement, certains gènes peuvent être davantage exprimés, tandis que d’autres peuvent l’être moins.Il ne s’agit donc pas de modifier le code génétique lui-même, mais d’agir sur certains mécanismes qui participent à son expression.
C’est précisément ce qui rend l’épigén étique particulièrement intéressante : notre fonctionnement biologique dépend à la fois de notre patrimoine génétique et de nombreuses interactions avec notre environnement.
II. Quels facteurs du quotidien peuvent influencer l’épigénétique ?
Notre organisme s’adapte en permanence à son environnement. L’alimentation, l’activité physique, le stress ou encore certains facteurs environnementaux peuvent être associés à des modifications épigénétiques.
Cela ne signifie pas que nous pouvons contrôler nos gènes par notre seule volonté. En revanche, nos habitudes de vie participent plus largement au fonctionnement de notre organisme et à notre santé. Plusieurs dimensions de notre quotidien sont particulièrement importantes.
1. Notre alimentation
Une alimentation équilibrée contribue au bon fonctionnement de l’organisme.Les nutriments interviennent dans de nombreux mécanismes biologiques. Certains peuvent également participer aux processus impliqués dans la régulation de l’expression des gènes. Avec l’âge, conserver une alimentation adaptée est également important pour contribuer au maintien de la santé et prévenir notamment la dénutrition.
2. Notre activité physique
Continuer à bouger est essentiel pour bien vieillir.
Une activité physique régulière et adaptée aux capacités de chacun contribue au maintien des muscles, de la mobilité et des capacités cardiovasculaires. Chez les personnes âgées, elle participe également à la préservation de l’autonomie et peut contribuer à prévenir certaines conséquences de la sédentarité.
3. Notre manière de gérer le stress
Un stress prolongé peut avoir des effets sur l’organisme. À l’inverse, préserver des périodes de repos, favoriser un sommeil de qualité et pratiquer des activités procurant de la détente participent au bien-être physique et psychologique.
4. Le plaisir et les activités qui donnent du sens au quotidien
Bien vieillir ne signifie pas uniquement préserver ses capacités physiques. Continuer à pratiquer des activités appréciées, avoir des projets, faire des choix et rester acteur de son quotidien contribuent également à la qualité de vie.
Le plaisir, les projets et l’envie de faire restent importants à tout âge
5. Le maintien des relations sociales et familiales.
Les relations avec la famille, les amis, les voisins ou les professionnels intervenant au domicile occupent une place importante dans le quotidien. Maintenir ces échanges permet notamment de lutter contre l’isolement social.
Préserver le lien avec les autres constitue ainsi une dimension essentielle du bien vieillir.
III. Quel est le lien entre l’épigénétique et le bien vieillir ?
L’épigénétique permet de mieux comprendre que notre organisme n’est pas totalement figé par notre patrimoine génétique. Nos gènes, notre environnement, notre âge et notre mode de vie interagissent de manière complexe tout au long de notre existence.
Cependant, il faut rester prudent. L’épigénétique ne signifie pas qu’une bonne alimentation, l’activité physique ou une vie sociale active permettent de contrôler nos gènes ou d’empêcher toutes les maladies.
L’âge, le patrimoine génétique, les maladies existantes, l’environnement et de nombreux autres facteurs interviennent également dans notre état de santé. En revanche, adopter des habitudes favorables à la santé peut contribuer à mieux vieillir et à préserver certaines capacités le plus longtemps possible.

IV. Comment l’aide à domicile peut-elle contribuer au bien vieillir ?
L’aide à domicile intervient notamment lorsqu’une personne commence à rencontrer des difficultés pour accomplir certains actes de la vie quotidienne ou lorsqu’une perte d’autonomie apparaît. Les professionnels des services à la personne accompagnent alors le bénéficiaire dans son quotidien.
Mais accompagner une personne ne signifie pas nécessairement tout faire à sa place. Lorsque ses capacités le permettent, l’objectif peut aussi être de l’encourager à continuer à accomplir les gestes qu’elle peut encore réaliser elle-même. Faire avec la personne plutôt que systématiquement faire à sa place contribue à préserver son autonomie.
V. Préserver l’autonomie : chaque geste du quotidien compte
Se lever, s’habiller, préparer quelque chose, participer à la préparation d’un repas, marcher quelques minutes ou continuer à réaliser certaines tâches du quotidien peuvent sembler être des gestes ordinaires.
Pour une personne confrontée à une perte d’autonomie, chaque capacité préservée peut pourtant représenter une petite victoire. L’accompagnement à domicile peut alors permettre de sécuriser certains gestes tout en encourageant la personne à continuer à mobiliser ses capacités.
Il faut néanmoins tenir compte de chaque situation. Selon son origine, une perte d’autonomie peut être temporaire, stabilisée, progressive ou irréversible. La réussite d’un accompagnement ne consiste donc pas nécessairement à faire disparaître la perte d’autonomie. L’objectif est aussi de préserver les capacités restantes, la dignité, les choix et la qualité de vie de la personne.
VI. Bien vieillir : rester acteur de sa vie
La véritable victoire est dans le bien vieillir.Et le bien vieillir se construit aussi à travers les gestes du quotidien. Continuer à bouger selon ses possibilités, conserver une alimentation adaptée, maintenir des relations sociales, stimuler ses capacités ou pratiquer des activités qui procurent du plaisir sont autant d’éléments qui peuvent contribuer à la qualité de vie.
Rester acteur de ses choix est également essentiel. Chez Actiomservice, nous considérons que l’accompagnement à domicile doit respecter les habitudes, les capacités et les choix de chaque personne.
L’objectif est d’apporter l’aide nécessaire tout en favorisant, chaque fois que cela est possible, le maintien de l’autonomie et du lien avec les autres. Parce que bien vieillir, c’est aussi pouvoir continuer à vivre chez soi, entouré, accompagné et acteur de son quotidien.
Alors, tout simplement, prenez soin de vous.






